Savoir améliorer sa concentration avec les neurosciences

concentration


[Temps de lecture estimé 3mn] Savoir se concentrer dans un monde hyperconnecté est devenu un véritable challenge. Sollicités à l’extrême, devons-nous coûte que coûte apprendre à nous maîtriser ou accepter nos digressions ? L’attention est presque devenue un enjeu de société, et on s’en préoccupe dès le plus jeune âge, car de plus en plus de troubles sont détectés.  Notre cerveau serait en capacité de gérer 7 choses en même temps, mais pas plus. Que disent les spécialistes ? Quels éléments peut-on retenir des récentes études scientifiques, menées dans ce domaine ?


Apprendre à maîtriser ou accepter ?

Les champs de recherches sont vastes et parfois très techniques. Des études ont été menées en laboratoire, sur l’activité cérébrale d’un cerveau attentif et non attentif. Des tests en apparence très simples permettent de mesurer la capacité de concentration et l’évolution de celle-ci de seconde en seconde. Ce qui est certain, c’est que nous sommes extrêmement prompts à la distraction. On sait bien que notre attention est fluctuante, et on sait aussi, que nous avons des périodes où notre concentration est meilleure : le matin pour certains, le soir pour d’autres. Bon nombre de distractions sont sans conséquence, parce que le cerveau reconstitue les blancs, mais parfois ce n’est pas toujours le cas… Quand on prend conscience que son esprit était ailleurs, il est impossible de rectifier. Au cours d’une réunion par exemple, quand il est  impossible de demander à l’intervenant de répéter ce qu’il vient de dire. Et en plus, on peste contre soi-même !

Il est très difficile aujourd’hui de se couper du reste du monde, de se mettre à couvert ou de s’isoler. Ne serait-ce qu’avec notre téléphone portable, nos mails, nous sommes happés par l’extérieur, comme la publicité nous happe, en tous lieux et à tout moment. Or bien évidemment, il y a ce contre quoi, nous ne pouvons pas lutter, mais nous avons aussi la possibilité de décider de contrôler davantage les choses.

C’est important, par exemple, d’être dans la congruence. Il doit y avoir une cohérence entre les choses : l’environnement avec le besoin de concentration, le contenu avec le visuel, etc. Cela participe au confort intentionnel de se placer en état de concentration, et de ne pas favoriser d’éventuelles incompatibilités. Mais comment faire, quand l’environnement est ce qu’il est, et que nous devons nous concentrer ! Imaginons par exemple, le cas des open-spaces, un compartiment de train, une pièce d’où nous parviennent les bruits de la maison, etc.

Plus on comprend le fonctionnement du cerveau, et plus on reconnaît qu’il est inutile de lutter contre la nature même de son fonctionnement. Au niveau des émotions, nous sommes programmés pour anticiper le négatif, parce que nous cerveau reptilien, relié à notre cœur, est chargé de nous protéger des dangers et déclenche la peur à une vitesse fulgurante. C’est ainsi que nous pouvons être complètement perdus dans nos pensées au volant de notre voiture, et être capable de réagir à la vitesse de l’éclair, contre un danger soudain. Nous n’imaginerions pas faire sans cet extraordinaire bouclier de protection !

Mais en dehors du danger, notre cerveau aime aussi beaucoup se diriger vers ce qui lui fait plaisir. Le circuit de la récompense est une source de l’orientation réflexe de l’attention. Suivant les parasitages, notre cerveau va donc être amené constamment à évaluer le risque et l’opportunité. Alors comment faire pour dompter la bête ?

En résumé, il y a 3 grandes forces qui dirigent l’attention dans le cerveau :

Ce qui ne dépend pas de soi :

– le circuit de récompense
– le système d’orientation réflexe (alarme face à un danger)

Ce qui dépend de soi :

– l’ attention en fonction des objectifs (ce qui doit être fait = attention plus volontaire)

Ces 3 sources luttent en permanence les unes contre les autres et c’est d’ailleurs une des sources supplémentaire de distraction, puisqu’il faut déterminer ce qui est important ou pas. Tout ce que l’on sait faire, c’est faire avec, et se sentir impuissant. Le cerveau est comme un animal sauvage, vous pouvez l’apprivoiser, comme le renard du Petit Prince. C’est encore une des raisons pour lesquelles, la méditation est un exercice bénéfique. Cette gymnastique mentale consiste à se concentrer sur une cible, comme sa respiration par exemple. Quand vous notez que votre cerveau s’est évadé, ramenez le doucement sur votre respiration, sans jugement négatif, juste en constatant ce qui arrive. Cet exercice améliore notre capacité à observer nos pensées et à ne pas se sentir otage de leur  choix.

C’est un peu comme être sur un bateau et apprendre à composer avec les éléments. Les cas de figure où vous êtes vent-arrière, voiles croisées, en direction vers l’objectif, seront de courte durée ! La plupart du temps, vous serez amené(e) à rectifier constamment en tenant compte des forces du vent, des forces du courant, du poids de l’équipage, pour diriger le bateau vers l’endroit où vous voulez aller. Il ne sert à rien de lutter contre ce qui ne dépend pas de vous ! Par contre, à force d’observation, vous allez apprendre à connaître de mieux en mieux ces forces, et donc à apprivoiser vos éléments.

Trop ou pas assez d’énergie peut nuire à la concentration. Les temps de pause sont très importants. Notre filtre de sélection peut s’avérer défaillant, et notre concentration s’en trouver altérée. Il faut se souvenir que l’attention est un filtre. Le magicien sait très bien utiliser le filtre de notre attention. Il le détourne au profit de ce qu’il veut nous dissimuler.

Sans repos, le cerveau s’épuise. L’idée c’est de segmenter, de se fixer des objectifs à très court terme. Cela va renforcer l’intention. Cela va aussi renforcer la réussite et donc la confiance en soi. Si l’objectif est court, on sera en capacité de remarquer de manière plus efficace les dérives d’attention et de rectifier. Pour améliorer sa concentration, rien de tel que d’organiser des successions de petites tâches, en intercalant des pauses respiration. Le cerveau prend des décisions aussi rapidement que le regard se déplace, soit 3 ou 4 décisions par secondes. Il mérite bien un traitement de faveur !

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